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L’intervention chirurgicale
provoque une sorte de paralysie de l’érection
qu’il s’agisse d’érections
réflexes (que l’homme a pendant son sommeil)
ou d’érections provoquées par une
stimulation sexuelle.
Cette paralysie est liée au fait qu’il
subsiste pendant un certain temps après l’intervention,
une inflammation et une contusion des tissus nerveux
et vasculaires proches de la prostate.
Les érections réflexes ont un rôle
très important puisqu’elles favorisent
l’oxygénation régulière des
corps caverneux permettant à ceux-ci de garder
toute leur souplesse et leur fonctionnalité.
La suppression de ces érections, après
l’intervention chirurgicale, entraîne un
manque d’oxygénation des corps caverneux,
et plus ou moins rapidement le développement
d’une fibrose (c’est à dire une modification
des tissus érectiles), empêchant le sang
d’affluer dans les corps caverneux, donc empêchant
d’obtenir une érection normale.
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Lorsqu’un homme a subi une
prostatectomie*, liée à un cancer de la
prostate, les injections intra-caverneuses sont commencées
dès que possible, afin d’aider les corps
caverneux à retrouver petit à petit leur
fonctionnalité.
Cette rééducation consistera à
provoquer des érections (ou une tumescence :
simple gonflement de la verge) de façon régulière,
ceci pour maintenir une oxygénation des tissus
caverneux et donc pour préserver leur capacité
à pouvoir être en érection.
On injecte au départ deux fois par semaine une
faible dose d’alprostadil, puis on augmente progressivement
la dose, pour arriver à la dose efficace qui
permet le retour des érections et la reprise
des rapports.
Il n’est pas rare que le traitement soit poursuivi
plus d’un an. Ces injections précoces sont
la garantie d’une récupération de
la fonction érectile.
Dans tous les cas, le traitement doit être expliqué
au patient avant l’opération, en présence
de sa partenaire, afin que le couple ne mette pas un
terme à sa vie sexuelle à cause du cancer
et de ses conséquences. |